lundi 9 juin 2008

Savoir reconnaître le commercial d’une SSII

Les commerciaux dans les SSII sont la véritable force de frappe de la société de conseil car ce sont eux qui doivent à la fois repérer des profils à embaucher et gagner les appels d’offres auprès des entreprises qui désirent louer du cerveau.

Leur salaire fixe est plutôt bas (ordre de grandeur : 2000 à 2500€/mois) et c’est donc la part variable de leur rémunération qui est la plus intéressante. Un marché gagné leur rapporte au moins 1000€. Voilà donc l’élément qui conditionne leur rapacité dans tous les aspects de la vie quotidienne en société de service.

Certains commerciaux gèrent eux-mêmes un budget pour la partie du parc de cerveaux qu’ils ont mis en location. C’est pour cette raison qu’ils utilisent exclusivement les frais de déplacement comme marge de manœuvre et de dialogue avec ceux dont ils ont la responsabilité.

Les commerciaux ont parfois des parts dans la société qui les emploie et sont donc tout aussi vigilants sur l’ensemble de l’activité de leur société de conseil car les dividendes en dépendent. En plus d’être un véritable carnassier avec les cerveaux mis en location, le commercial-actionnaire sera donc sans aucune pitié avec les commerciaux qui ne feraient signer aucun contrat car cela affecte le dividende tant espéré.

Tout cela fait donc du commercial en SSII un être au cynisme froid et calculateur qui le rend extrêmement dangereux pour son entourage. Aussi est-il fondamental d’apprendre à reconnaître ce féroce spécimen de la faune de l’économie libérale moderne pour mieux protéger la sécurité de chacun. On sait jamais, il peut faire la queue près de vous au supermarché…

Le costard. C’est un peu le bleu de travail du commercial en SSII. Selon sa fortune et ses goûts, il portera du Kenzo comme du Brice dans des coupes sobres ou fantaisistes mais ce n’est pas ce qui compte. Le costard n’est pas un élément de goût chez le commercial mais un uniforme qui exprime la fonction et la position dans l’entreprise.

Le discours. Un individu suspecté d’appartenir à la profession des commerciaux en SSII peut être rapidement testé. Il suffit de l’écouter attentivement parler. Volubile, il s’exprime longuement avec un discours tellement général et truffé de lieux communs qu’il s’appliquerait aussi bien à la flore avant le crétacé-tertiaire qu’aux vases Ming sous la dynastie du même nom ou éventuellement à une négociation avortée d’augmentation de salaire. Sa diction est aussi caractéristique : prononciation rapide de tout ce qui pourrait constituer un élément gênant pour l’avenir.

La novlangue. Néanmoins, c’est le vocabulaire qui est le plus important car il est la signature inimitable de la novlangue des commerciaux. Pour commencer, ils se nomment eux-mêmes avec des qualifications valorisantes. La plus connue est « manager ». Elle n’est pas utilisée en anglais pour la même profession mais c’est pas grave, ça fait bien. De la même manière, devant un client, ils n’hésitent pas à présenter les cerveaux proposés à la location comme « notre expert en … » (du vécu alors que j’avais à peine deux ans d’expérience). Conscients qu’il faille éviter de trop vous appeler « expert » (pour ne pas trop créer d’ambitions en vous) aussi bien que « prestataire », ils ont inventé le mot de « collaborateur ». Par ailleurs, ils qualifient des opérations simples de manière complexe. Ils diront plus volontiers « nous pouvons réagir en avance de phase » que « nous pouvons réagir en avance ». Enfin, méfiez-vous de tous ceux qui parlent à tort et à travers de « projets », de « plateaux », de « coordination technique » ou d’ « organisation » pour faire à peine moins bien que les agences d’intérim.

La grossièreté. Derrière le costume rayé et les chaussures de ville, la grossièreté est présente partout chez le commercial pour qui sait la voir : comportement, vocabulaire, tenue à table, discussion, accoutrement, rien n’y échappe. L’explication sociologique par les us et coutumes du nouveau riche est ici d’une grande utilité pour démasquer à temps le commercial en SSII.

L'honnête homme. Tout cet univers romanesque de l'homme parfait du XVIIIème siècle est absent chez le commercial. Pas de code de l’honneur, pas d’honneur non plus, pas d’honnêteté, pas de sincérité, rien de ce qui pourrait faire l'honnête homme d’autrefois.

Bref, si vous marchez dans un parking et qu’au loin se dégage la silhouette d’un type en costard accroché à son téléphone portable qui prononce dans la même phrase « collaboration », « projet », « suivi de carrière » et « avance de phase » dans le plus mauvais genre en répondant « oui » à toutes les questions que semble lui poser son interlocuteur, gardez votre calme mais FUYEZ !!!

29 commentaires:

Anonyme a dit…

Bravo, continuez!

marousan a dit…

C'est tellement vrai ... Les commerciaux sont d'une vulgarité et d'un manque de savoir vivre consternant de nos jours en France.

Ce qui me marque le plus c'est lorsque leurs mains ne sont pas soignées et qu'ils utilisent des grossièretés pour faire rire les clients ...

C'est vraiment les invasions barbares ...

De plus ils manquent d'une culture juridique ce qui met très souvent les entreprises en difficulté lors de la rédaction des contrats avec les juristes.

En gros la seule chose qui les intéresse c'est ... l'argent.

De plus maquiller de vulgaires BTS en "ingénieur commercial" me fait doucement sourire. Mais bon payer u commercial 1500€ net+ 100% de prime on peut pas avoir des diplômés de l'Essec, de HEC ou de l'ESC pour ce prix là donc ...

ebolavir a dit…

Souvenir du temps où j'étais CDF: de passage au siège, je rencontre dans les couloirs un jeune homme bien propre qui se présente "_ Je suis le directeur des ressources humaines" (le DRH était encore une nouveauté). "_ Et c'est quoi, les ressources humaines?" "_Eh bien, les gens qui travaillent pour l'entreprise." "_ Les commerciaux?" "_Oui, c'est ça." "_ Alors, moi qui suis Collaborateur Directement Facturable, je ne suis pas une ressource humaine?" "_ Euh, mais non ... vous interprétez mal."

Quand j'ai décidé de cesser d'être prestataire et de prendre un poste stable, je me suis rappelé cet échange. Entretemps, j'avais vu plus de commerciaux que d'ingénieurs se faire pousser dehors après usure. Et j'avais eu l'occasion de faire sentir à l'un ou l'autre que le produit, c'était moi, pas lui. Une consolation.

Anonyme a dit…

C'est intéressant, franchement.

J'avoue être un peu étonné par le commentaire précédent. "Avoir les mains soignées" serait une qualité nécessaire du bon commercial ?

J'ai aussi été un peu choqué par le "vulgaire bts" aussi.

La qualité des gens ne se mesure sûrement pas qu'à leur diplôme et à leur apparence. En outre, méfiez vous de l'élitisme français: réussir des examens n'est pas équivalent à posséder les qualités nécessaires à un bon commercial.

Anonyme a dit…

pourquoi fuire ?

moi je dit :
protégez les future victimes !
Sortez la kalash, videz le chargeur à bout portant et achevez le boulot à coup de barre à mine pour être bien sur qu'il ne se relèvera pas !

Ma Vie de Presta a dit…

Cher anonyme,
restons urbains et civilisés, perso, je n'irais pas jusque là.

Anonyme a dit…

Mais ne serait-ce pas eux qui te permettent de bosser et qui te trouvent tes missions ?
Perso je pense que tout le monde a sa place et que chacun doit être conscient qu'il dépend de l'autre.

AL a dit…

effectivement je viens de passer quelques entretiens pour des sociétés de service et le manque de savoir-vivre est flagrant...
Petite question : que penser d'un interlocuteur qui passe tout l'entretien à jouer avec un petit bout de plastique ? Et celui qui arrive avec 20 minutes de retard ?
Enfin merci pour ce blog, ça confirme bien ce que je pense des SSII !

Anonyme a dit…

citation :
"Mais ne serait-ce pas eux qui te permettent de bosser et qui te trouvent tes missions ?
Perso je pense que tout le monde a sa place et que chacun doit être conscient qu'il dépend de l'autre."

Le problème est là, les commerciaux de ssii ne sont absolument pas conscients que leur paye dépend aussi des ingé qui bossent pour lui. Certains poussent mème le délire jusqu'à ne pas etre conscient de dépendre des clients (sont rares ceux là quand mème et ils ne durent pas longtemps)

anonyme à la kalash
(c'étais du 10eme degré d'ailleurs le coup de la kalash, je précise au cas ou)

Anonyme a dit…

Bonjour,
Déjà bravo pour ton blog! Intéressant même si ça devient du déjà vu (désolant surtout pour les SSII!)
Je ne partage pas ton avis sur tout tout tout mais ça c'est normal... je fais partie des cols bleus (en revanche totalement daccord avec toi sur les commerciaux qui au passage sont effectivement souvent déguisés en hugo boss, coiffés "effet pot de col", grossiers je le reconnais pour certains et tout ça c'est bien malheureux!!!!) le top de la crème reste quand leur "discours technique en entretien de recrutement! alors là tu devrais en faire un article!

En tout cas ton site est... plutot instructif sur la vision des dits collaborateurs sur les loueurs de matières grises!
Moi je fais partie des rares commerciALES (et oui ya des filles aussi!) de formation technique, avec un bac +5 reconnue pour couronner le tout et encore en SSII! (oh la délurée!)
Plus sérieusement y a des cons partout même coté "collaborateurs" et oui! et en cherchant y a aussi de bonnes ssii!

Enfin bref! bon courage pour ton blog (y a des idées intéressantes! restes à faire passer le message!)


A bientot!

LB!

Anonyme a dit…

Tu bosses à altran ou quoi? lol
c'est trop ça

Anonyme a dit…

Ce que tu omets de mentionner concernant cet australopithèque dénué de toute humanité, presque une bête apparemment, pouah !, c'est peut-être sa raison d'être non ?
Qui te donnais, et te donnes toujours aujourd'hui ton salairen et cela où que tu sois ?
Ton patron ? Ton chef de projets ?
Hé bien non mon ami, je vais te faire une révélation : c'est ton client ! Si si !
Et qui a la dure tâche de trouver, de fidéliser, de pérenniser la relation avec lui ?
Qui se doit de te valoriser, de trouver les clés qui feront ta réussite ?
Hum ? C'est qui le gentil et courageux petit bonhomme qui se charge de garantir que tu auras des clients pour te payer à la fin du mois ?
Parce que c'est bien vrai que toi le grand cerveau tu réalises des projets complexes, des programmes incroyables, tous plus grandioses les uns que les autres, mais sans ton client : pas de projets, pas plus de super programmes (sauf chez toi avec ton environnement de développement super tuné), tu ne te sentirais pas un tout petit peu seul, hein ? !
Alors réfléchis un tout petit peu avant de cracher ton venin sur ceux qui permettent cela.
C'est un mal nécessaire, un antidote à ta précarité dans ce monde capitaliste.
Tu sais, quand on est incapable de tenir un costume comme celui là, parce qu'il est blâmé par des énergumènes tels que toi, et que l'on n'a pas le courage ou les capacités (si, si, il en faut, l'esprit combattif, l'humilité, la ténacité, l'optimisme, la créativité, la communication, des facultés d'adaptation inouïes...), alors on évite ;)
D'autant plus que je suis de ceux qui sont passés du côté obscur de la force, j'ai été comme toi et je t'assures que tu es dans l'ignorance mon frère, ne généralise pas, et tout du moins respect ceux qui se démènent pour toi !

Un des phénomènes qui apporte du travail et des clients à sa société (société : regroupement d'individus salariés...)

Anonyme a dit…

Ce que tu omets de mentionner concernant cet australopithèque dénué de toute humanité, presque une bête apparemment, c'est peut-être sa raison d'être non ?
Qui te donnais, et te donnes toujours aujourd'hui d'ailleurs, ton salaire ?
Ton patron ? Ton chef de projet ?
Non mon ami, c'est ton client !
Et qui a la dure tâche de trouver, fidéliser, pérenniser la relation avec lui ?
Hum ? C'est qui le gentil et courageux petit bonhomme qui se charge de garantir que tu auras des clients pour te payer à la fin du mois ?
Parce que c'est bien vrai que toi le grand cerveau tu réalises des projets complexes, des programmes incroyables, mais sans ton client : pas de projets, pas plus de super programmes (sauf chez toi avec ton environnement de développement super tuné) !
Alors réfléchis un peu avant de cracher ton venin sur ceux qui sont un mal nécessaire.
Tu sais, quand on est incapable de tenir un costume comme celui là, parce qu'il est blâmé par des énergumènes tels que toi, et que l'on n'a ni le courage, ni les capacités, car il en faut (si, si je t'assure : humilité, abnégation, ténacité, optimisme, créativité, facultés d'adaptations...), alors on évite ;)

un phénomène qui apporte du travail et des clients à sa SSII (SSII : société de services et d'ingénierie informatique composée de magnifique et sublimes ingénieurs, même s'ils ne le sont pas tous, qui se plaignent constamment de leur sort et qui attendre le bec ouvert et tourné vers le ciel que ces enc... de commerciaux leur fournisse du travail)

Anonyme a dit…

Excellent cet article et surtout tellement vrai ! Et je parle en connaissance de cause !

Anonyme a dit…

En ce qui me concerne, je crois pouvoir dire que moi, prestataire, JE suis chargé de pérenniser la relation avec le client, et si je dois me valoriser c'est bien devant mon commercial justement, qui dans la plupart des cas ne comprend absolument rien de mes activités chez le client. Mais il ne faut pas faire de généralités bien entendu. Il existe encore aujourd'hui des commerciaux, la plupart issus de la technique, qui savent faire leur métier et qui font preuve de savoir vivre.

Anonyme a dit…

"Le salaire fixe d'un commercial est plutôt bas" dit t'il ?!
Mais combien gagnes tu pour te plaindre de la sorte de tes conditions de travail ? ... Conditions qui exceptées qqe petites contrariétés humaine (bienvenue sur terre) ne doivent être trop difficiles non plus ... j'imagine que tu as le choix de ton travail de toute façon donc ne te fais pas trop mal non plus ;)

ton blog est néanmoins intéréssant et fait visiblemment réagir de nombreux privilégiés ...

Anonyme a dit…

Comme j'ai toujours dit, un ingénieur sans commerciaux à une valeur marchande plus faible, mais inversement un commercial sans ingénieurs a une valeur marchande NULLE.

Tout est dit.

Anonyme a dit…

Quelle misère ! d'en être rendu à critiquer à tout va vos collaborateurs !

En tant que "cerveau" puisque c'est comme ça que vous vous décrivez, il serait bien de l'utiliser avant de poster de pareils billets.

Vivement qu'une loi comme adopie passe pour qu'on puisse vous interdire l'accès à internet >>

Francesco a dit…

Bonjour à toutes et tous. Bon étant du coté obscur de la force, je me permets de réagir sur ces quelques réactions de presta de base qui ont été postées ici; je suis un peu fatigué d'entendre ce discours primaire sur les commerciaux, maillon essentiel des SSII sans lesquels pas de mission, pas de boulot, pas de recrutement etc.... Personne n'est parfait messieurs, il y a des bons et des très mauvais commerciaux, comme chez les presta dont certains ont malheuresement parfois du mal à faire une phrase avec sujet verbe complément meme avec un bac+5... Bref J'ai la chance de bosser main dans la main avec des consultants de valeur, je ne fais pas de miracle mais j'apporte des réponses rapides et claires à leur question. Je ne vend pas des ronds pour des carrés,j'explique clairement mes contraintes à mes clients et mes équipes. Je déjeune régulièrement avec mes consultants que je considère comme des collègues à part entière. certains d'entre eux, parmis ceux qui ont le plus le sens du service sont directement interessés sur les projets qu'ils me ramènent. Arretez d'etre péssimistes car évidemment on peut toujours voir le mauvais commercial mais je vous garanti que les actions de petits commerciaux de base ne sont jamais payantes dans le long terme: elles deviennent bancales coté client ou coté consultant à un moment donné. Figurez vous que ça sert d'etre honnete. Osez rencontrer vos commerciaux respectifs et mettez habillement face à leur responsabilités. N'oubliez pas que plus vous etes exigent avec les autres, plus il convient que vous le soyiez avec vous meme...on en reparlera. Au plaisir

Anonyme a dit…

Je suis moi meme commercial en SSII et je suis affligé de lire tous ces commentaires. Vous semblez pire encore que ceux que vous critiquez.

Pour info, les commerciaux sont très souvent "utilisés" par leur hierarchie autant que les consultants, pressés comme des citrons ! ils sont malheureusement pour eux situés entre le marteau et l'enclume, quand tout se passe bien, leurs managers s'attribuent les mérites et quand ça se passe mal, c'est de leur faute. La plupart sont honnêtes et je me risque a dire des gens "bien" mais les objectifs qu'on leur fixe sont souvent impossible à atteindre avec deontologie.

Je suis d'avis que chaque consultant de SSII fasse un stage de une ou deux semaine auprès des commerciaux, cela vous rendrait bien plus souple sur vos commentaires rapides et faciles.

teycir a dit…

Les commerciaux sont inutiles pour les ingénieurs d'étude et ils leurs sucent le sang.
J'ai été salarié dans une petite SSII. Il y avait 3 commerciaux qui n'ont rien trouvé comme mission pendant 6 mois, pas un seul RDV. J'ai décidé de démissionner et me mettre à mon compte. En 2 semaines j'ai trouvé une mission. Pourquoi? Car en étant dans une SSII on est limité par son référencement. Alors que lorsqu'on est à son compte, on accès à tous les appels d'offres et aux missions dans les PME.

Doriana CHEVRIER a dit…

Oh mais vous m'avez fait rire! j'attends avec une certaine impatience votre billet sur les commerciaLES d'une SSII .

Doriana CHEVRIER a dit…

Oh mais vous m'avez fait rire! j'attends avec une certaine impatience votre billet sur les commerciaLES d'une SSII .

Anonyme a dit…

Pour donner mon avis (non non c'est pas parce que je commence ma réponse comme ça que j'ai la science infuse, prenez tout au premier degré bon sang ! :) )

Je me suis poser la question entre devenir commercial et prestataire.
Le premier sait vendre, à un bon relationnel, une vise social surement mieux remplit (en moyenne) que la vie sociale des prestas. En revanche il est dépendant des prestataire et des client.
Ok ok les presta sont dépendants des commerciaux et des clients aussi mais quand même beaucoup moins ! On peut trouver du boulot sans presta. Le boulot sera _peut être_ moins prestigieux mais c'est tout. En cas de crise le commercial est dans la merde parce qu'il est pas indispensable. De même que le prestataire (en info disons) sera moins indispensable en cas de crise majeure famine etc (je pronostique a 2050 là avec tous les problèmes ..).


De plus un proverbe chinois dit :
"Si vous donnez un poisson à un pauvre, il mangera un jour; mais si vous lui apprenez à pêcher, il mangera tous les jours"
Les presta et les commerciaux sont tour à tour l'homme généreux et le pauvre. Le commercial a moins de formation peut difficilement sortir de ce cercle vicieux. En revanche apprend le relationel pour un presta c'est moins difficile parce que c'est quand même humain et plein de bon sens !
Le presta , pour sortir de ce cercle vicieux peut devenir freelance ! Et la il a tout (enfin.. si il est doué) : du relationelle, des connaissances, et il gère son emploi du temps !
Il sait a la fois "pêcher", vider le poisson et le cuire.
C'est une aspiration bien plus complète que rester presta ou commercial toute sa vie.
Surtout si, comme moi, on a envie de participer a des projets bien plus vaste que la merde qu'on fait tout les jours (je défis quiconque est presta ou commercial de dire qu'il participe a quelque chose de grand dans la vie qui mériterait d'être évoqué lors de son jugement dernier ou bien, tout simplement en exemple a son fils / sa fille, pour lui expliquer que un métier c'est avant tout quelquechose dans lequel on s'éclate (et ce même à 70 ans* maintenant :D))!


Des commerciaux de 60 ans j'en vois jamais, des presta non plus... reflechissez !

Alice a dit…

Je trouve vraiment dommage de faire de ce point de vue une généralité, je trouve cela vraiment petit.
J'ai actuellement 22 ans, je suis commerciale (oui, oui j'ai bien dit commerciale et non pas manager) au sein d'une SSII.
Et contrairement à ce que tu semble penser les commerciaux ne sont pas tous comme cela car pour ma part je considère ce métier comme une passion et mon plaisir de tous les jours c'est d'essayer de décrypter les besoins de mes clients pour y répondre au mieux de façon après a avoir des retours positifs et non pas des clients qui me haïront car je les aurais entubé.
Pour le reste de tes critiques même si je ne leur trouve rien de constructif je te répondrais juste en te disant que le fait qu'une personne soit grossière ou pas n'a rien à voir avec sa position sociale mais plutôt avec son éducation car tu ne deviens pas grossier du jour au lendemain sous prétexte que tu es commercial.
P.S: @marousan : Je suis en ecole supérieur de commerce et je ne me considere pas comme étant plus qualifiée qu'un "vulgaire BTS" alors je me demande bien ce que tu fais dans la vie pour te permettre de dénigrer ainsi une formation.De plus quand on connait la valeur de l'argent, qu'on sorte de l'essec ou autre on ne crache pas sur 1500€ + primes, car il faut bien commencer par quelquechose.

Anonyme a dit…

Bonjour,

Je ne suis qu'un petit technicien. Par contre j'ai la double compétence étant bac+2 informatique et bac+2 commerce.
J'ai donc pu vivre les 2 comportements in vivo.
J'ai pu constaté que certains commerciaux ont des rôles à mi-chemin entre la technique, la gestion des ressources humaines, et leur cœur de métier.
J'ai la nette impression que leur rôle aurait besoin d'être redéfini ainsi que celui des prestats.
En effet, je remarque que beaucoup de grandes entreprises ainsi que des ministères utilisent des services pour éviter d'embaucher des employés ou des fonctionnaires. Sur ce dernier point j'ai pu également constaté que les lois du travail ne sont pas respectées à bien des niveaux (durée des prestations à requalifiier en CDI ou fonctionnariat par exemple). Ce qui occasionne des difficultés à tous les niveaux des chaînes de commandement et qui nuit à l'environnement de l'employé (autant que pour les commerciaux que pour tous les autres, du vécu si si).
L'objectif affiché est la rentabilité.
J'ai constaté que l'objectif de rentabilité diffère des logiques de qualité de service et ou de productivité.
Vu qu'on exclu des logiques intelligibles mais toujours sujettes à controverses (économiques ou sociales), ma déduction personnelle est que l'employé (commercial ou autres) n'est que le dindon de la farce qui ramasse les miettes. Et que certains n'hésite pas à sabrer leur pairs ou subalternes pour récupérer un peu plus de miettes.

Nico a dit…

L'article est plutôt mauvais, mais les réactions sont excellentes!
Le gentil presta d'un côté, le méchant commercial de l'autre... Quelle ouverture d'esprit!

Teycir, tu es un vrai champion! "Les commerciaux sont inutiles pour les ingénieurs d'étude et ils leurs sucent le sang.
J'ai été salarié dans une petite SSII. Il y avait 3 commerciaux qui n'ont rien trouvé comme mission pendant 6 mois, pas un seul RDV. J'ai décidé de démissionner et me mettre à mon compte. En 2 semaines j'ai trouvé une mission. Pourquoi? Car en étant dans une SSII on est limité par son référencement. Alors que lorsqu'on est à son compte, on accès à tous les appels d'offres et aux missions dans les PME."

La seul phrase qui n'est pas idiote est celle où tu parles des limites du référencement.
Pendant 6 mois, tu étais payé à ne rien foutre non?

Ce qui est amusant, c'est que la plupart des commentaires datent un petit peu, et je suis certain que la plupart sont toujours en sociétés de service. Comme quoi, vous continuez de manger la soupe dans laquelle vous crachez régulièrement.

Bon appétit, et bonne continuation.

Anonyme a dit…

Juste pour le plaisir, c'est vrai que l'on a aucune éducation! La preuve: salaire net à l'embauche chez Alten pour un ingénieur d'affaire jeune diplômé: 2500€ + 16€80 de panier repas net mais le plus important c'est bien sur les primes, environ 12k / semestre. Bisous les filles
PS: j'ai un master de l'escp

Anonyme a dit…

Vous vous amusez à décrire une partie de la population des commerciaux SSII, c'est bien mais sans grand intérêt... car pas très représentatif de cette population. Donc le sujet est largement fauché... il ne rempli donc pas son rôle.
Par contre j'imagine très bien que cela doit vous faire du bien d'écrire ces "maux", autant qu'à certain ingénieur de les lire. Vous avez du souffrir d'un commercial et tomber dans une des ces SSII "vendeuses de viandes" comme on dit.
Un conseil, changez de boite.
C'est sûr que d'évoquer les "bons" commerciaux et les "belles" SSII auraient certainement été moins clinquant pour vous et votre blog...dommage. Autant de haine sans son pendant n'apporte malheureusement rien de constructif intellectuellement.
Je suis Commercial senior et entretiens de très bonnes relations avec mes consultants, mais ça... ça vous intéresse pas...
Finalement c'est pas tant que vous critiquez les commerciaux qui m'agacent mais la façon de le faire : si au moins le post avait était fin et drôle dans sa construction... je n'aurai pas laissé de commentaires mais là..........
Bonne continuation et bon courage à toi.