vendredi 11 juillet 2008

235 jours par an ou la fin des 35h pour les cadres

Avec l'introduction des lois Aubry sur la réduction du temps de travail, les cadres travaillant au forfait jour ont bénéficié d'au moins dix jours de RTT/an et parfois plus pour les plus chanceux. Le principe de ces jours de congés supplémentaires était censé compensé le temps de travail annuel pour le ramener à l'équivalent de 35h/semaine.

L'amendement au texte de lois sur "la réforme du temps de travail" voté par nos députés dans la nuit du 7 au 8 juillet risque pourtant de mettre définitivement fin à ces fameuses RTT. Désormais, et sous réserve que l'amendement soit votée par le Sénat, le temps de travail annuel est plafonné à 235 jours par an en cas d'absence d'accord collectif et peut légalement excéder 218 jours.

La borne inférieure de 218 jours était en fait la borne supérieure de jours travaillés jusqu'à présent. En pratique, la majorité des entreprises ont pu négocier un forfait annuel aux alentours de 210 jours, soit 9 (218j/an) à 20 jours (207j/an) de JRTT annuelles.

La borne supérieure de 235 jours correspond à un jour près à 365 - 104 (samedi et dimanche) - 25 (congés payés). En d'autres termes, il est théoriquement possible de travailler les samedi ou les jours feriés.

En pratique, c'est non seulement la fin des 35h mais aussi et surtout une franche augmentation du temps de travail pour des cadres qui en font pourtant assez.

Certes, il est possible de maintenir le statut-quo en cas d'accord mais les patrons ont tout intérêt à saboter à l'avance tout accord pour imposer leurs propres conditions.

Les ingénieurs en SSII étant les moins syndiqués, il est certain que les négociations seront conclues rapidement par un temps de travail à 235j/an à salaire égal. Peut-être les loueurs de cerveaux les plus charitables consentiront-ils une ou deux JRTT mais cela tiendra du fait du prince.

Par ailleurs, n'oublions pas que la convention Syntec a été écrite de sorte à être au minimum du droit du travail. Il ne fait donc point de doute qu'une nouvelle fois, travailler en SSII relèvera du labeur ingrat.





3 commentaires:

Anonyme a dit…

il y a 2 solutions

1) ne pas travailler en SSII. C tes vrai que c est tres theorique vu que c est 80 % des offres en france. Si vous tes pas trop vieux, vous pouvez essayer sit de chnager de branche soit de vous faire embaucher par votre client


2) l exil.
Pourquoi vouloir rester en france alors que vous gagnerez plus tout en etant mieux traite ailleurs?


suisse, luxembourg, allemagne pour prendre les pays que je connais

Jean-Claude a dit…

Les cadres, parmi lesquels on trouve une grande majorité d'électeurs de Sarkozy, jouent à l'arroseur arrosé. Une situation assez cocasse, je trouve...

Anonyme a dit…

Après mes études d'ingénieur en informatique embarqué, j'ai commencé à travailler en Allemagne où l'on trouve encore des emplois en fixe, bien payés, et avec d'excellentes conditions de travail.

Mes camarades de promotion sont tous dans de grosses SSII et le regrettent de plus en plus.

Cinq ans après, je crois que je ne rentrerais jamais en France.

Merci de votre blog qui met en lumière les aspects les mieux occultés de notre métier.